Le Monde note à son tour que « si les conséquences néfastes de la consommation de sodas en termes de maladies cardio-vasculaires et de diabète sont connues, leurs liens avec les cancers restaient moins étudiés. Une étude parue [...] dans le British Medical Journal lève le voile sur ce sujet. Ses auteurs estiment que la consommation quotidienne d’un petit verre de boisson sucrée, de soda et de jus de fruits, pourrait augmenter de 18% les risques de cancer ».
Le journal explique que « c’est l’étude de la cohorte française NutriNet-Santé – fonctionnant en autodéclaration sur Internet et toujours en cours – qui a permis aux chercheurs de mettre en évidence cette corrélation ».
Mathilde Touvier, directrice de l’équipe de recherche en épidémiologie nutritionnelle de l’Inserm, qui a mené ce travail, précise : « Nous avons suivi un peu plus de 100.000 adultes qui ont enregistré régulièrement leur consommation alimentaire (…) entre 2009 et 2019, et nous nous sommes intéressés à la relation entre boissons sucrées et risques de cancers. On a observé que les personnes qui consommaient plus de boissons sucrées avaient une augmentation de risque de cancer de manière globale, et plus spécifiquement de cancer du sein ».
Le Monde retient qu’« une fois éliminés les autres facteurs de risque tels que la consommation de tabac ou d’alcool, ou les influences externes comme l’activité physique ou encore le niveau d’étude, la consommation de boissons sucrées est bien corrélée à l’apparition de cancers. Même «un petit verre», de 10 centilitres de sirop, de soda ou de jus par jour, soit un tiers d’une canette standard, augmente de 18% le risque de cancer en général, et de 22% le risque de cancer du sein (notamment après la ménopause) ».
Le quotidien précise que « l’étude établit seulement une corrélation, non une causalité, mais les chercheurs de l’Inserm proposent des pistes d’explication. Résidus de pesticides dans les jus, colorant alimentaire donnant aux sodas une coloration… de nombreuses molécules peuvent jouer un rôle, mais «ce que nos résultats suggèrent, c’est que c’est vraiment le sucre le principal mécanisme», estime Mathilde Touvier ».
La chercheuse rappelle en effet que « le sucre, et notamment les boissons sucrées, est un facteur de risque avéré de l’obésité, or (…) l’obésité est elle-même facteur de risque de nombreux cancers ».
Le Monde précise qu’« au-delà de l’obésité, les inflammations entraînées par l’accumulation de graisse dans les viscères et des mécanismes liés à l’insulinorésistance engendrée par la prise de sucre pourraient aussi permettre d’expliquer les plus hauts taux de cancers chez les consommateurs de breuvages sucrés. Des mécanismes que des études expérimentales futures devraient permettre de mieux comprendre ».
Le quotidien ajoute que « l’étude n’épargne pas une autre catégorie de boissons, les jus pressés (y compris frais) et autres nectars ».
Mathilde Touvier indique ainsi : « On a plutôt l’impression qu’on fait un acte santé quand on boit des jus de fruits. Certes ils contiennent des vitamines, quelques fibres, et pas d’additifs comparés à certains sodas artificiels, mais en termes de taux de sucre pour 100 millilitres, ils contiennent des doses comparables par rapport à ce que l’on trouve dans les sodas ».
Le Monde continue : « Concernant les boissons sucrées contenant des édulcorants, les chercheurs de l’Inserm ne voient pas de corrélation entre leur consommation et la prévalence de cancers. L’absence de lien pourrait s’expliquer par une invisibilité statistique due à la faible consommation d’édulcorants par les membres de la cohorte. Plusieurs études ont montré que la consommation de boissons édulcorées peut engendrer des risques cardio-métaboliques et carcinogènes ».
Le journal note enfin : « Hasard du calendrier, une communication scientifique présentée jeudi 11 juillet lors d’un forum d’hépatologues à Paris a mis en lumière les dégâts des sodas sur le foie. Selon une étude établie à partir de la cohorte Constances [...], 18,2% de la population adulte française présenterait «une surcharge en graisse dans le foie», selon Lawrence Serfaty, chef de service d’hépatologie au CHRU de Strasbourg, qui a mené l’étude. Parmi ces 8 millions de personnes, 200.000 pourraient développer une inflammation appelée NASH (stéatose hépatite non alcoolique) et une fibrose du foie pouvant évoluer vers un cancer ou une cirrhose ».

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